Je t’ai vu, Vincent.

Van_Gogh_-_Country_road_in_Provence_by_night

J’ai vu ta tête de loup

Je t’ai vu en cyprès entre lune et soleil

alimenter le feu

le tronc bien trop tordu

pour n’être pas une porte

ou la fraise d’un museau

Je t’ai vu en renard aussi

J’ai vu ton poil d’hiver vriller le ciel de mai

air et rayons aux densités subtiles

qui tournoyaient autour des astres

et de lointaines étoiles n’étaient pas négligées

et puis ton poil de fauve

prêt à croquer la route

à dévorer l’espace

J’ai vu tes yeux, Vincent et c’étaient deux planètes

Deux astres qui flambaient

T’était pas fou, Vincent.

Jamais tu n’l’a été.

Poète, oui,

dans le « poïen » à tout instant.

Dans TON temps. Dans ton Aïon.

Dans ce « poïen » qu’on nous arrache à chaque instant.

C’est la mort des poètes que veut la société

Et tu l’as su très tôt et tu t’es bien battu.

Merci, Vincent.

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